Où placer le portrait commémoratif de votre animal
Il n’y a pas de bonne réponse, mais il y en a quelques mauvaises — des endroits qui transforment un hommage en blessure. Quelques réflexions, tirées de notre travail de création de portraits commémoratifs pour les familles qui nous les demandent, sur l’endroit où placer le leur.
Où les familles les placent réellement
D’après notre expérience, les quatre emplacements les plus fréquents sont les suivants :
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La cheminée. L’emplacement traditionnel, et pour une bonne raison : on le voit sans le fixer. On regarde la cheminée en entrant dans une pièce, puis on passe à autre chose. Le portrait y est, avec le reste de la famille.
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La cuisine. Plus précisément : au-dessus de l’endroit où la gamelle se trouvait, ou sur le rebord de la fenêtre au-dessus de l’évier. Cela paraît plus lourd que ça ne l’est en réalité. Les familles disent que cela rend la cuisine moins vide pendant les premières semaines. L’absence en forme de gamelle est bruyante ; le cadre la remplit sans surcharger la pièce.
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Le couloir. Un couloir calme et peu fréquenté est doux pour un hommage. On le voit en passant, pas en étant au repos. Les personnes trouvent cela plus facile les premiers mois, quand le deuil actif est encore proche.
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La table de chevet ou le bureau. Un petit portrait encadré sur la table de chevet ou le bureau est pour la personne qui souhaite que l’animal reste proche de là où elle travaille et dort. Les décisions prises par une personne seule sont parfaitement valables ; vous n’avez pas à exposer un hommage pour les invités.
Les endroits où réfléchir à deux fois
Au-dessus du lit, au-dessus de la table à manger et au-dessus de la cheminée sont des emplacements où le portrait devient le point focal d’une pièce où l’on s’assoit. Pour certaines familles, c’est exactement ce qu’il faut. Pour la plupart, ces endroits font glisser l’hommage de « ils sont avec nous » vers « nous les pleurons à chaque repas ». Si vous vous surprenez à pleurer chaque fois que vous vous asseyez, l’emplacement est trop prépondérant.
Le déplacer plus tard
Vous en avez le droit. De nombreuses familles placent le cadre à un endroit bien en vue les premières semaines, puis le déplacent discrètement vers un lieu plus doux au bout de six mois, un an, deux ans. Le cadre n’est pas un vœu. Déplacez-le quand la pièce vous le demande.
S’il y en a plus d’un
Si vous avez perdu plus d’un animal, les deux cadres n’ont pas besoin d’être assortis — ils n’ont pas besoin de vivre dans la même pièce. Le deuil était différent ; les emplacements peuvent l’être aussi.
Une note sur la photographie
Choisissez celle qui vous fait sourire avant de vous faire pleurer. Le portrait survivra aux premières semaines, et une photographie qui porte de la joie vieillit infiniment mieux qu’une qui porte la fin.